À deux pas du canal Saint-Martin, une nouvelle étoile culinaire illumine la scène parisienne. Ce restaurant bistronomique marie avec audace la finesse de la cuisine française aux saveurs vibrantes de l'Équateur.









Cette table a été réservée, visitée et notée en conditions réelles par la rédaction. Les restaurants ne peuvent ni acheter leur place, ni relire nos avis avant publication.
Parmi les créations emblématiques, on retrouve le ceviche de daurade aux lamelles de concombre et navet, rehaussé de caviar Osciètre, ou encore le filet de canette rôti accompagné d'une poêlée de girolles et d'un siphon de maïs mote. Le menu carte blanche en quatre étapes permet de savourer l'étendue du talent du chef.
Le Vertueux séduit par son ambiance chic et chaleureuse. La salle, décorée de velours bleu nuit et de touches dorées, s'illumine à la lueur des bougies. Un pocket bar en marbre au fond du restaurant offre un espace cosy pour des moments plus privés.
Le service est à l'image de la cuisine : raffiné et attentionné. L'équipe en salle, discrète mais présente, maîtrise parfaitement la carte et se révèle de bon conseil pour les accords mets et vins.
Le Vertueux tient dans une salle étroite du 34 rue Beaurepaire, à deux pas du canal Saint-Martin. Lambris de bois clair jusqu'à mi-hauteur, mur du fond rétroéclairé en doré, banquettes et chaises en velours bleu nuit, une bougie par table. L'ensemble est chaleureux sans être chargé, et l'échelle reste celle d'un bistrot de quartier.
Un pocket bar en marbre occupe le fond du restaurant et sert d'espace plus discret pour un apéritif ou une fin de soirée. La salle est petite, c'est sa qualité et sa limite : les créneaux de 20h partent très vite, mieux vaut réserver plusieurs jours à l'avance ou viser un service plus tôt.

Aux commandes, le chef Raul Meza, franco-équatorien, formé à la Maison Rostang, chez Senderens et à L'Orangerie. Sa double culture est le fil conducteur de toute la carte : un pavé de poisson à la peau croustillante posé sur une purée verte, des fleurs de courgette frites, une salsa de légumes sur toast grillé et une sauce orangée qui apporte l'accent sud-américain.
Les produits d'Amérique du Sud, maïs mote, banane verte, cacao péruvien, ne sont jamais là pour le folklore : ils remplacent un élément français par son équivalent équatorien et changent la texture ou l'acidité du plat. Le menu carte blanche en quatre étapes est la meilleure façon de parcourir la carte. Comptez 40 € par personne, hors boissons.

L'enseigne est une simple plaque de chêne gravée, avec un V dessiné comme une trace de couteau. Pas de vitrine tapageuse, pas de menu plastifié en devanture : on passe devant sans la voir si on ne la cherche pas, ce qui correspond assez bien à la façon dont la maison fonctionne.
Le quartier joue pour beaucoup dans l'expérience. La rue Beaurepaire relie la République au canal Saint-Martin et se parcourt à pied, très vivante en soirée. On y vient avant ou après un verre au bord de l'eau, et l'adresse s'inscrit dans ce parcours plutôt que d'être une destination isolée.

Un format court tourné pendant la visite : la salle, le dressage, l'ambiance réelle un soir de service. La vidéo s'ouvre en plein écran.
Le Vertueux se trouve au 34 rue Beaurepaire, dans le 10ᵉ arrondissement, à deux pas du canal Saint-Martin.
Comptez environ 40 € par personne, hors boissons. Le menu carte blanche en quatre étapes est le meilleur rapport découverte.
Raul Meza, franco-équatorien passé par la Maison Rostang et L'Orangerie.
Une bistronomie fusion qui fait dialoguer la technique française et les produits d'Amérique du Sud, comme le maïs mote ou le cacao péruvien.
Oui. La salle est petite et les créneaux de 20h partent très vite.
Oui. Velours bleu nuit, touches dorées et lueur des bougies, l'ambiance s'y prête particulièrement.